Le patrimoine de ma ville

A travers ses audaces architecturales, son avant-gardisme artistique et les nombreux témoignages de son passé industriel, Villeurbanne est doté d’un patrimoine inclassable, qui fait aujourd’hui son charme et sa différence. En vous baladant dans les quartiers de la ville, vous découvrirez des lieux incontournables, vastes projets-phares par leur architecture et d'autres moins visibles, plus modestes, mais qui participent aussi à l'histoire de la ville.

Hôtel de ville (1934)

Le projet de l'architecte lyonnais Robert Giroud a été choisi en 1930 pour son esthétique de temple laïc et son beffroi de 65 mètres qui devait donner, selon le maire Lazare Goujon, une "impression de solidité et de grandeur mais sans faste inutile". De tendance italienne, voire mussolinienne, la mairie impressionne par les dimensions des accès et des halls centraux.

 

Palais du travail

C'est en concevant le Palais du travail que l’architecte Morice Leroux fit ses preuves, avant d'être élu pour le projet des Gratte-ciel. Il est également le premier élément construit du grand projet de création d'un nouveau quartier à l'initiative du maire Lazare Goujon.

 

Théâtre national populaire (TNP)

Le Théâtre de la Cité, inauguré en 1934, alterne pendant des décennies spectacles de music-hall, concerts, opérette et théâtre. Confié à Roger Planchon en 1957, il prend le statut de Théâtre National Populaire en 1972, lorsque Jean Vilar quitte le Palais de Chaillot. Il devient ainsi un symbole de la décentralisation.

 

La piscine du TNP (1933)

Sous le palais du travail, creusée dans les sous-sols, se trouve… une piscine. Ouverte en 1933, en pleine vogue de la baignade, elle portera alors le nom de piscine d'hiver.

 

La place Lazare Goujon (1934)

D'abord baptisée place du Nouvel Hôtel de ville puis place Albert Thomas, ce n'est que depuis 1966 que la place Lazare Goujon porte le nom de l'ancien maire de Villeurbanne. Place centrale, située entre l'Hôtel de Ville et le TNP, elle retrouvera une seconde vie en 2007 avec un projet architecturale ambitieux.

 

La Maison du Livre, de l'image et du son (1988)

Inaugurée par François Mitterrand le 15 octobre 1988, la MLIS est l'un des bâtiments les plus prestigieux de la période de construction que furent les années 1990.Lieu privilégié d'échanges culturels associant autour du livre et de l'écrit les techniques de l'image et du son, la MLIS accueille tous les ans la fête du Livre Jeunesse.

 

Salle Raphaël de Barros (1957 - 251-253 Cours Emile Zola)

L'ancienne Maison des Sports, construite dans les années 1955-1957, a été le théâtre des exploits de l'Asvel pendant près de quarante ans. Sacrée neuf fois championne de France durant le mandat de son président Raphaël de Barros, de 1963 à 1988, l'ASVEL continue de marquer l'histoire de son empreinte mais dans un lieu mieux adapté aux ambitions du club, l'Astroballe.

 

L'Astroballe

En 1995, l'Astroballe accueille son premier match de l’Asvel. 5600 places, 9000 m2, le projet de construire une salle multi-sports au bord du boulevard périphérique était ambitieux. Esthétique, fonctionnel et évolutif, le grand bâtiment blanc accueille tous les matchs de l’ASVEL et les grands rendez-vous sportifs d’autres disciplines.

 

Eglise Sainte-Athanase (350 cours Emile Zola)

Construite au 17e siècle, la petite église Saint-Athanase a longtemps été la seule église de Villeurbanne et la plus ancienne propriété de la ville. Depuis 1969, elle est affectée au culte catholique ukrainien de rite gréco-byzantin.

 

L'Eglise de la Sainte Famille (1937 - 9 rue Longchamp)

Théâtre des grandes fêtes de la Saint-Roch, chère au cœur des Italiens, cette église de style art-déco a beaucoup compté pour leur communauté, notamment entre les deux guerres. Depuis 1996, elle est le siège d’une biennale d’art sacré.

 

L'usine hydroélectrique de Cusset (1899 - 82 rue Pierrefrite)

Installée sur le canal de Jonage, creusée entre 1892 et 1899, l’usine hydroélectrique a connu son heure de gloire à la fin du 19e siècle quand sa production suffisait à alimenter la ville de Villeurbanne en électricité. Le 15 janvier 2002, Electricité de France a obtenu le renouvellement de la concession d’exploitation pour une durée de quarante ans.

 

Jardins ouvriers

Dans les années 30, les jardins ouvriers quittent le quartier des Gratte-ciel pour Saint-Jean, à la limite de Vaulx-en-Velin. Véritable lieu de vie, où l’on fait pousser ses légumes, ses fleurs et ses fruits avec amour, ces jardins familiaux sont aussi un lieu de rencontre, où tout le monde se connait et s’entraide.

 

Le jardin des tout-petits (1929 - 17 avenue Marc Sangnier)

Ce square a été inauguré en 1929 par le maire Lazare Goujon, en présence de Pauline Lafont. Cette généreuse bienfaitrice fit don du terrain à la ville pour y faire un jardin public réservé aux enfants de moins de 6 ans et aux adultes qui les accompagnent.

 

Le jardin des milles couleurs (1999 - rue Pierre Baratin)

Ce jardin, inauguré en 1999, a été retenu par le conseil de quartier de Cusset-Bonnevay comme symbole de la restitution du centre de vie du vieux hameau de Cusset. Les milles couleurs font référence aux premiers habitants, les Celtes, les Allobroges, les Romains, les Burgondes jusqu’à ceux qui sont venus s’installer lus récemment : Italiens, Espagnols, Magrébins.

 

L'ancien cimetière (1863 - 1 rue du cimetière)

La nécropole militaire de la Doua, que l’on aperçoit du boulevard périphérique, rassemble 6346 tombes de soldats français, belges, anglais, russes ou polonais « morts pour la France ». Les milliers de croix blanches alignées, les stèles des carrés juifs et musulmans portent les prénoms, les noms et les âges des jeunes hommes morts au combat, inhumés dans cette nécropole entre 1953 et 1986.

 

La nécropole de la Doua (Cimetière national de la Doua - Croix Luizet)

La nécropole militaire de la Doua, que l’on aperçoit du boulevard périphérique, rassemble 6346 tombes de soldats français, belges, anglais, russes ou polonais « morts pour la France ». Les milliers de croix blanches alignées, les stèles des carrés juifs et musulmans portent les prénoms, les noms et les âges des jeunes hommes morts au combat, inhumés dans cette nécropole entre 1953 et 1986.

 

Le Lycée Frédéric Faÿs (46 rue Frédéric Faÿs - 1907)

Avant de devenir un établissement scolaire, l’hospital-hospice de Villeurbanne va subir les aléas des guerres successives et remplir tour à tour les fonctions d’un hospice de vieillards, d’un hôpital militaire et même de caserne allemande pour les pompiers allemands. Ce n’est qu’en 1947 que les bâtiments accueilleront leurs premiers écoliers, grâce à l’ancien maire communiste Camille Joly, également instituteur.

 

Le studio 24 (24 rue Emile Decorps)

Immense rectangle de cinq étages, rouge, bleu, vert - les couleurs de la mire vidéo - sur la rue, noir sur la façade principale, le studio 24 est une réalisation rarissime en France. Il répond à une double vocation : l’accueil de représentations théâtrales, avec une capacité de 500 places, et les tournages de films. Une grande diversité d’utilisations qui en fait un atout économique important pour la région.

 

Le cinéma Le Zola (117 cours Emile Zola)

Dernier survivant de la vingtaine de cinémas qui existaient à Villeurbanne entre les deux guerres, l’ancien cinéma La Family a ouvert au début des années 20. Racheté par la ville en 1980, il est géré par l’association Pour le Cinéma, qui organise aussi chaque année plusieurs festivals, rencontres et semaines thématiques.

 

La gare de l'Est (1881)

Inauguré en 1881, la ligne de l’est a joué un rôle important pendant la guerre pour le ravitaillement des maquis et le transport des résistants et réfugiés. C'est de là que sont partis aussi vers un sinitre destin les raflés du 1er mars 1943. En 1946, la gare reprend du service avec l’apogée du service marchandises avant que le trafic ne chute progressivement jusqu’en 1980. Elle renaît de ses cendres en 2006 avec la mise en service des lignes de tramway Léo et Leslys

 

La Maison Berty Albrecht

Construite dans les années 30, cette belle maison bourgeoise abrite pendant la guerre le bureau de l’inspectrice adjointe chargé de recenser le chômage féminin, Berty Albrecht. C’est ici que cette grande figure féminine de la résistance a abrité pendant près de deux ans les résistants du réseau Combat. Actuellement, la maison domicilie quelque 70 associations de tout type et leur offre des salles de réunions.

 

L'Hôtel des Postes (Place Grandclément - 1904)

Les habitants du quartier ne le savent pas toujours : l’actuelle poste de la place Granclément a longtemps été la première mairie de Villeurbanne. Après l’inauguration du bâtiment en 1904, les services municipaux vont y demeurer 30 ans avant de déménager à l’hôtel de ville au cœur du nouveau quartier des Gratte-ciel.

 

Le Rize, Centre mémoires & société

Ouvert en février 2008, le Rize est un équipement culturel et de recherche. Il propose à tous les publics des clefs de lecture pour mieux comprendre la ville d'aujourd'hui et imaginer celle de demain. Il réunit sur 2 600 m² une médiathèque, les archives municipales et des espaces culturels et pédagogiques.

 

Institut d'art contemporain (IAC)

Ouvert en 1982, le Nouveau musée, aujourd’hui Institut d’art contemporain, est l’un des tout premiers centres d’art contemporain français. Le bâtiment qui l’abrite est une ancienne école, l’école de la cité, l’une des premières de type Jules Ferry, construite dans les années 1890. En vingt ans, plus d’une cinquantaine d’expositions ont été produites, certaines d’artistes qualifiés d’historiques.

 

L'immeuble du Septen (1984 - 12-14 avenue Dutriévoz)

Les architectes Claude Parent et René Gimbert et Jacques Vergély ont signé une architecture originale, fondée sur des principes de transparence et de communication. Avec sa grande verrière, sa façade de granit poli, et la végétation luxuriante qui trône au milieu dans la cour intérieure, l’immeuble de Septem (Service d’études et projets thermiques et nucléaires d’électricité de France) fait toujours son effet.

 

Les Gratte-ciel

En 1924, le nouveau maire, Lazare Goujon, médecin socialiste acquis aux idées hygiéniques, entend créer un nouveau centre-ville, transférant celui qui existait alors, vers l'actuel centre-ville. Le projet prévoit la réalisation de l’hôtel de ville, d'un palais du travail, d'un théâtre et d'immeubles locatifs proposant tout le confort moderne.

 

Histoire et patrimoine de ma ville