Une ville plus solidaire

Les discriminations et les inégalités entravent de façon durable et concrète les parcours de millions d’individus, mettant en cause leurs droits les plus fondamentaux. Lutter contre les inégalités et les discriminations est une exigence démocratique et sociale pour faire société commune.

Beaucoup de discriminations sont  reproduites de façon involontaire et  se croisent ou  se cumulent avec  les  inégalités  socio-économiques.  L’action doit donc  prendre en compte leur dimension systémique, et non individuelle.

Dans le mot  lutte, il y a la notion d’engagement. L’égalité ne  doit pas  rester  un  principe abstrait mais se traduire dans les faits, de manière concrète. Nous devons nous montrer exemplaires en matière de lutte contre les discriminations et de promotion de l’égalité.
Cette  mission transversale s’inscrit dans la volonté de poursuivre et amplifier la lutte contre les discriminations à Villeurbanne.

L’action villeurbannaise en matière de lutte contre les discriminations est reconnue au plan  national car elle a été  portée politiquement depuis  2003. Elle s’est construite avec  les concerné.es, notamment  le conseil  consultatif de lutte contre les discriminations ethniques. Villeurbanne a été pionnière  en la matière avec  le premier testing dans l’accès au logement mené par une Ville en 2011, et aussi en mettant en place  un réseau  de vigilance pour la non-discrimination ainsi qu’un observatoire local en coopération avec le Défenseur des droits.

Cette  politique s’appuie sur :

  • La reconnaissance des discriminations, car reconnaître les discriminations c’est reconnaître celles et ceux qui les vivent. Et reconnaître, c’est d’abord nommer les discriminations : discriminations  raciales, discriminations liées au handicap, au genre, à l’orientation sexuelle, aux convictions religieuses… Reconnaître, c’est aussi prendre
    acte du fossé qui existe entre  la proclamation du principe d’égalité et sa réalité.  C’est donc
    œuvrer à faire avancer l’égalité réelle.
  • L’action contre les discriminations systémiques, et non individuelles. Il faut pour  cela mesurer, former, analyser  les politiques publiques, les organisations et les pratiques pour  les transformer vers des pratiques qui œuvrent à l’égalité et à la non-discrimination.
  • L’action sur nos propres pratiques et faire évoluer nos politiques : lutter contre les discriminations c’est d’abord interroger ses propres pratiques.
  • L’aide  à la mobilisation du droit de l’anti discrimination pour  informer, prévenir/dissuader mais aussi punir.  En lien avec le Défenseur des droits, les associations, les syndicats, il faut faire connaître le droit et aider à sa mobilisation pour que les pratiques s’y conforment le plus possible.
  • Le travail en partenariat sur le territoire avec le tissu associatif et institutionnel, pour  créer une dynamique et une culture commune de l’égalité.

Cette ambition se déploiera selon deux démarches à mener  conjointement :

  • prévenir les discriminations dans les politiques municipales et les institutions du territoire,
  • lutter contre les discriminations avec le droit et les mobilisations associatives et citoyennes des concerné.es.

Nous aurons  l’exigence de lutter contre les discriminations croisées, avec un plan de lutte contre les discriminations qui intégrera des volets spécifiques, mais qui aura surtout l’ambition de prendre en compte la complexité de l’imbrication des dis- criminations et leur croisement avec les inégalités économiques.

Nos engagements